Né dans les années cinquante en Europe et spécialement en France, au moment où la machine prenait le pas sur la traction animale, le tourisme équestre a depuis longtemps dépassé le stade des potentialités sympathiques pour devenir une réalité bien concrète et être l'une des manières les plus sûres de développer l'équitation.
En une quarantaine d'années, dans une société où les loisirs prennent de plus en plus de place, d'activité marginale et peu considérée, le tourisme équestre est aujourd'hui, de manière incontestable, le moyen le mieux approprié pour intéresser, retenir le plus grand nombre de cavaliers et attirer le grand public par les valeurs qui y sont attachées.
Une activité qui séduit
La caractéristique propre de cette pratique est d'être ouverte à tout le monde. Champion ou débutant, tout cavalier peut immédiatement y avoir accès ; cela garantit au tourisme équestre le plus vaste réservoir de cavaliers potentiels. Du plus aisé au plus difficile, celles et ceux souhaitant faire de cette activité particulière un dépassement de soi peuvent devenir capables de vivre des voyages nécessitant de passer des heures en selle, d'accomplir des randonnées de longue distance et participer ou organiser un très long voyage à cheval. Tout cavalier doit savoir et mesurer que le tourisme équestre offre un monde immense de connaissances, de compétences et d'expériences. On peut aussi y atteindre un haut niveau technique et mériter la même dignité que dans les autres disciplines équestres.
L'acception du tourisme équestre d'autrefois, uniquement voué à la randonnée, au voyage à cheval proprement dit, s'est aujourd'hui élargie, pour prendre aussi en compte « toutes les activités équestres pratiquées par les touristes hors de leur lieu habituel de résidence », c'est-à-dire les stages de formation, perfectionnement et autres, les séjours de diverses natures à composante « cheval » principale.
Droits E Minodier
Enquête sur les Infrastructures internationales du Tourisme équestre
Pour vivre, prospérer et satisfaire ses adeptes, le tourisme équestre, au sens premier du terme, à savoir voyager à cheval, requiert une organisation particulière. Celle-ci nécessite des itinéraires fiables et reconnus, sur lesquels des lieux de haltes, si possible organisés, permettent aux cavaliers voyageurs de trouver ce dont ils ont besoin pour nourrir, abreuver et héberger leur cheval, se restaurer eux-mêmes et prendre le repos auquel ils aspirent, dans les conditions de confort souhaitables. Aujourd’hui, cette organisation n’est pas homogène, souffre de grandes disparités selon les pays, notamment ceux dont l’ONTE est affilié à la FITE et n’est pas en mesure de satisfaire à la demande des pratiquants.
